Second œuvre
Plâtrier et plâtrerie : faux plafonds, cloisons, doublages.
Cloisons en plaques de plâtre, faux plafonds suspendus, doublages isolants et enduits : Pictura Solution assure le travail du plâtrier, qui structure vos espaces et prépare les finitions, en lien avec la peinture et le carrelage.
Ce que nous réalisons
- Cloisons en plaques de plâtre
- Doublages et isolation intérieure
- Plafonds et faux plafonds
- Enduits et lissages
- Bandes et finitions
- Cloisons acoustiques et coupe-feu
Quand faire appel à nous : redistribuer un logement ; isoler des murs ou des plafonds ; créer des faux plafonds techniques.



Plâtrerie : ce que recouvre le métier de plâtrier
La plâtrerie regroupe les travaux de cloisons, de doublages, de plafonds et d’enduits en plâtre qui, dans un bâtiment, délimitent les pièces et préparent les surfaces à peindre.
Le plâtrier intervient une fois le gros œuvre terminé et le bâtiment hors d’eau. Il découpe les volumes intérieurs avec des cloisons, habille les murs et les plafonds, cache les réseaux et livre des surfaces prêtes à recevoir une peinture ou un revêtement. Dans la pratique, il travaille presque toujours en lien avec le peintre : on parle souvent de plâtrier peintre pour désigner cet enchaînement.
La plâtrerie moderne se fait surtout « à sec », avec des plaques de plâtre vissées sur une ossature métallique : c’est le champ du plâtrier constructeur à sec, métier qui réalise cloisons, faux plafonds et isolations intérieures. La plâtrerie traditionnelle, avec des enduits de plâtre appliqués à la main, reste de mise en rénovation, sur des murs anciens ou pour des finitions soignées. Le métier d’entreprise de plâtrerie consiste à choisir entre les deux selon le support, l’usage de la pièce et le calendrier du chantier.
Cloison placo : monter, isoler, séparer
Une cloison en plaques de plâtre se compose d’une ossature métallique, d’un isolant et de plaques vissées sur les deux faces, puis de bandes et d’enduits aux joints.
La cloison placo est la solution courante pour redistribuer un appartement ou créer des pièces dans un bâtiment neuf : légère, rapide à monter, elle se règle à la hauteur voulue et laisse passer gaines et câbles dans son épaisseur. Elle ne porte pas la structure du bâtiment : si la cloison doit remplacer un mur porteur, cela relève de la maçonnerie et du béton armé, calculés par un ingénieur.
On choisit le type de plaque selon la pièce : plaques standard pour les pièces sèches, plaques hydrofuges pour les pièces humides, plaques de protection incendie lorsque la cloison doit tenir au feu. Un matelas de laine minérale dans la cloison améliore l’isolation acoustique entre deux pièces.
- Ossature métallique : rails au sol et au plafond, montants à intervalles réguliers
- Isolant en laine minérale pour l’acoustique et le confort
- Plaques vissées sur une ou deux faces, selon la performance demandée
- Bandes à joints et enduits, puis ponçage avant peinture
- Cloisons acoustiques et coupe-feu pour les logements, bureaux et locaux soumis à exigences

Faux plafond : les types de plafonds suspendus
Un faux plafond, ou plafond suspendu, est un plafond accroché sous la dalle par une ossature : il cache les réseaux, corrige les hauteurs et peut améliorer l’acoustique.
Le faux plafond est la demande la plus fréquente en plâtrerie. Il répond à trois besoins : cacher des gaines, des canalisations ou des poutres, créer un plafond plan sur une dalle irrégulière, et loger des spots, une ventilation ou un éclairage indirect. Le choix du type dépend du lieu et de l’entretien attendu.
Faux plafond suspendu en plaques de plâtre
Les plaques de plâtre vissées sur une ossature métallique forment une surface continue, sans joint apparent après traitement, que l’on peint comme un plafond ordinaire. C’est la solution la plus répandue pour les logements, avec une plaque de plâtre standard ou hydrofuge selon la pièce.
Faux plafond en dalles démontables
Les dalles de 60 sur 60 ou de 60 sur 120 centimètres reposent sur une ossature apparente. Elles se soulèvent pour accéder aux réseaux, ce qui les rend fréquentes dans les bureaux et les locaux techniques. Les dalles perforées ou garnies de laine minérale améliorent l’acoustique.
Faux plafond métallique
Un faux plafond métallique (ou en métal) est composé de lames, de dalles ou de panneaux en acier ou en aluminium, parfois perforés pour l’acoustique. Il résiste à l’humidité et se nettoie facilement : on le rencontre dans les circulations, les commerces, les cuisines professionnelles et les locaux techniques. Dans le langage courant, on parle aussi de faux plafond metal pour ces panneaux.
Faux plafond acoustique et décoratif
Panneaux acoustiques, lames de bois, plafonds à gorges lumineuses : les finitions se multiplient. Le point commun est l’ossature de suspension, dimensionnée pour la charge à porter et fixée à la dalle avec des chevilles adaptées.
Installation d’un faux plafond : pose, fixation et spots
Poser un faux plafond demande de tracer le niveau, fixer les suspentes à la dalle, monter l’ossature, passer les réseaux, visser les plaques puis traiter les joints.
L’installation d’un faux plafond commence par un tracé laser du niveau fini autour de la pièce. Les suspentes se fixent à la dalle avec des chevilles choisies pour le support : une mauvaise fixation du faux plafond est la première cause de désordres, car elle supporte le poids des plaques, de l’isolant et des luminaires.
Les réseaux électriques, la ventilation et les éventuels spots se passent dans le vide entre dalle et plafond, avant la fermeture. Les spots encastrés demandent une profondeur suffisante et des découpes précises ; il faut donc décider de leur emplacement avant la pose des plaques. Un faux plafond avec spots LED se prévoit avec l’électricien, pas après lui.
- Relevé des hauteurs, des réseaux et des poutres
- Tracé du niveau fini et pose des cornières périphériques
- Suspentes et ossature, avec contrôle de la planéité
- Passage des câbles, des gaines et des boîtiers de spots
- Plaques vissées, bandes à joints, enduits, ponçage

Normes SIA 242 et 256 : plâtrerie et faux-plafonds
La norme SIA 242 traite de la plâtrerie, du crépissage et de la construction à sec ; la norme SIA 256 traite des faux-plafonds.
Le plâtrier travaille selon la norme SIA 242 (plâtrerie, crépissage, construction à sec, édition 2012) pour les cloisons, les enduits et les doublages, et selon la norme SIA 256 (faux-plafonds, édition 2014) pour les plafonds suspendus. Les normes SIA 118/242 et 118/256 en fixent les conditions générales. Ces éditions sont celles de la liste officielle de la SIA publiée en 2024. L’architecte précise la version applicable à votre contrat.
Isolation phonique et thermique : doublages et plénum
Un doublage ou un faux plafond isolé améliore le confort acoustique et thermique d’un logement ; l’exigence acoustique d’un bâtiment est fixée par la norme SIA 181.
L’isolation phonique d’un faux plafond repose sur trois leviers : la masse de la plaque, l’épaisseur de laine minérale dans le vide du plafond et la désolidarisation de l’ossature, qui évite de transmettre les vibrations de la dalle. Pour les logements, la protection contre le bruit entre appartements est cadrée par la norme SIA 181 (protection contre le bruit dans le bâtiment), à respecter dès la conception.
Le doublage d’un mur extérieur par une contre-cloison isolée apporte du confort thermique à l’intérieur, mais il ne remplace pas une isolation de façade : ses limites se discutent avec l’architecte, notamment sur les ponts thermiques et l’humidité. Notre page rénovation décrit comment ces choix se coordonnent sur un chantier.
Salle de bain, cuisine : le plâtre en pièce humide
En pièce humide, un faux plafond se pose avec des plaques hydrofuges et un traitement soigné des joints ; l’humidité se maîtrise par la ventilation, pas par les plaques seules.
Un faux plafond en salle de bain est possible et fréquent, à condition d’utiliser des plaques hydrofuges, un traitement des joints adapté et une peinture résistante à l’humidité. Surtout, la pièce doit être ventilée : sans extraction d’air, la vapeur condense sous le plafond et le dégrade, quelles que soient les plaques.
Derrière un carrelage mural, les plaques hydrofuges reçoivent un système d’étanchéité avant la pose du carrelage : l’ordre des corps de métier compte autant que les matériaux.
Rénovation : amiante, démontage et plâtrerie traditionnelle
Avant de démonter un faux plafond dans un bâtiment antérieur à 1991, un diagnostic amiante est nécessaire : à Genève, il est exigé avant les travaux soumis à autorisation.
Les faux plafonds des bâtiments anciens, les flocages et certains panneaux légers peuvent contenir de l’amiante, matériau interdit en Suisse depuis 1990. Il est impossible de le reconnaître à l’œil : seul un diagnostic réalisé par un spécialiste le confirme. Pour démonter un faux plafond dans un immeuble construit avant 1991, il faut donc faire poser ce diagnostic en premier, puis faire assainir la zone par une entreprise spécialisée s’il y a de l’amiante. À Genève, une demande d’autorisation de rénover ou de démolir doit être accompagnée d’une attestation sur les substances dangereuses (voir les sources en bas de page).
Dans les immeubles anciens, la plâtrerie traditionnelle (enduits à la chaux et au plâtre, moulures, corniches) se répare plutôt qu’elle ne se remplace : on rhabille les fissures, on reprend les enduits dégradés et on conserve le caractère des pièces. Quand l’état du support l’exige, un doublage ou un faux plafond léger vient compléter la réparation.
Plâtrier peintre : coordonner plâtrerie et finitions
La plâtrerie prépare la peinture : la qualité d’un plafond ou d’un mur se joue aux joints, aux enduits et au ponçage, avant que la première couche ne soit appliquée.
La finition d’une plaque de plâtre ne se rattrape pas à la peinture : un joint mal enduit se voit en lumière rasante. Sur un chantier coordonné par une entreprise générale, la plâtrerie, la peinture, les chapes et le carrelage s’enchaînent dans l’ordre voulu, avec un seul calendrier.
Cet enchaînement fait partie du second œuvre, dont notre page entreprise générale détaille la coordination. Pour estimer un projet de plâtrerie dans le cadre d’une rénovation, utilisez notre page estimation de travaux de rénovation.
À lire aussi
- Notre métier de peinture pour les finitions.
- Le guide préparer sa demande de devis de travaux.
- La page rénovation d’appartement pour un projet d’ensemble.
Pour aller plus loin
- L’essentiel sur l’amiante et ses dangers (Suva)
- Amiante, PCB et plomb avant travaux de rénovation ou de démolition (canton de Genève)
- Normes de la construction (Société suisse des ingénieurs et des architectes, SIA)
- Collection des normes SIA, liste officielle (titres des normes 118/242, 118/256, 181, 242, 256)
- Plâtrier constructeur à sec CFC (orientation professionnelle, berufsberatung.ch)
- Prescriptions suisses de protection incendie (AEAI)
- Demander une autorisation de construire (République et canton de Genève)
Le déroulé
Quatre temps, dans l’ordre.
- 01
Traçage
Report des cloisons et des niveaux sur le support.
- 02
Ossature et plaques
Pose des rails, des plaques et des isolants.
- 03
Bandes et enduits
Traitement des joints et lissage des surfaces.
- 04
Finitions
Surfaces prêtes à peindre ou à recevoir un revêtement.
Estimation
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Chantiers dans le canton de Genève, le canton de Vaud et la France voisine (Pays de Gex, Haute-Savoie). Montants indicatifs en francs suisses, sans engagement.
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FAQ
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre un plâtrier et un plaquiste ?
Le plaquiste monte des cloisons et des plafonds en plaques de plâtre sur ossature, à sec. Le plâtrier couvre un champ plus large : les plaques, mais aussi les enduits de plâtre appliqués à la main, la restauration de moulures et les travaux traditionnels. En pratique, une entreprise de plâtrerie fait les deux.
Peut-on poser des spots dans un faux plafond ?
Oui, à condition que le vide entre la dalle et les plaques ait la profondeur nécessaire au corps du spot et que son emplacement soit décidé avant la fermeture du plafond. L’électricien et le plâtrier se coordonnent donc avant la pose des plaques.
Un faux plafond est-il possible dans une salle de bain ?
Oui, avec des plaques hydrofuges, un traitement des joints adapté et une peinture résistante à l’humidité. La ventilation reste indispensable : sans extraction d’air, la vapeur dégrade n’importe quel plafond.
Un faux plafond améliore-t-il l’isolation phonique ?
Il peut l’améliorer si l’ossature est désolidarisée de la dalle, si le vide est rempli de laine minérale et si les plaques sont suffisamment denses. L’exigence acoustique entre logements est fixée par la norme SIA 181.
Faut-il un diagnostic amiante avant de démonter un faux plafond ?
Dans un bâtiment construit avant 1991, oui : l’amiante a été largement utilisé jusqu’à son interdiction en Suisse et ne se reconnaît pas à l’œil. À Genève, le diagnostic avant travaux accompagne la demande d’autorisation de rénover.
Combien coûte un faux plafond ou une cloison ?
Le prix dépend de la surface, de la hauteur, du type de plaque, de l’isolation et des découpes prévues pour les spots ou les trappes d’accès. Nous ne publions pas de prix au mètre carré sans avoir vu le projet : demandez-nous une estimation sans engagement.
Une cloison en plaques de plâtre isole-t-elle du bruit ?
Une cloison légère peut offrir une bonne isolation acoustique si elle est conçue pour : ossature désolidarisée, isolant et plaques adaptés. Les exigences dépendent de l’usage.
Peut-on fixer des charges sur une cloison ?
Oui, avec des fixations adaptées et, pour les charges lourdes, des renforts prévus lors de la pose. Il vaut mieux les anticiper.
Quelle différence entre doublage et cloison ?
Le doublage double un mur existant pour l’isoler ou le redresser ; la cloison sépare deux espaces et ne porte pas de charge.
Où nous intervenons
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